Dernière date de mise à jour : 30/06/2026
La facturation électronique devient progressivement une réalité pour toutes les entreprises. Déjà en place pour les factures à destination du secteur public via Chorus Pro, elle va désormais s’appliquer à l’ensemble des échanges entre entreprises.
À partir de septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques, puis de les émettre selon un calendrier progressif fixé par l’Etat. Cette généralisation s’inscrit dans un cadre réglementaire précis (ordonnance n°2021-1190 du 15 septembre 2021 et décret n°2022-1299 du 7 octobre 2022).
Depuis début 2026, les modalités se précisent fortement : choix des Plateformes Agréées, organisation des flux et calendrier de déploiement. Chez OpenFire, ces éléments sont désormais intégrés dans notre feuille de route produit
Voici ce qu’il faut retenir pour bien comprendre – et bien se préparer.
Pour comprendre simplement la réforme, il faut retenir quatre notions clés : l’e-invoicing, l’e-reporting, le cycle de vie des factures et l’annuaire national. Ces quatre piliers structurent le nouveau fonctionnement de la facturation électronique et permettent de comprendre concrètement ce qui va changer pour les entreprises.
Qu'est-ce que la facturation électronique ?
Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail. C'est une facture créée, transmise, reçue et conservée dans un format structuré, conforme aux normes définies au niveau national et européen. Elle comporte un socle minimum de données et doit garantir l'authenticité, l'intégrité et la lisibilité du document.
Facturation dématérialisée vs facture électronique : une distinction utile
On confond souvent les deux :
- Une facture dématérialisée est une facture papier numérisée (PDF, scan), utile pour l'archivage ou l'envoi.
- Une facture électronique est entièrement numérique et structurée selon un format officiel (Factur-X, UBL, CII). C'est cette catégorie qui devient obligatoire
Concrètement, cela signifie que 100 % des factures émises et reçues par les entreprises seront concernées à terme. Ce format structuré permettra un contrôle plus fiable et automatisé de la TVA par l’État. Selon le Ministère de l’Économie, cette évolution permettra de fluidifier les échanges B2B et de réduire les coûts liés à la gestion administrative.
La réforme introduit aussi une notion importante : le cycle de vie de la facture. Une facture électronique pourra être suivie à chaque étape : émission, réception, rejet, acceptation ou traitement. Ce suivi des statuts doit permettre de mieux tracer les échanges, de réduire les litiges et de sécuriser les délais de paiement.
Les 4 piliers de la réforme de la facturation électronique
Pour bien comprendre le fonctionnement de la réforme, il est utile de distinguer quatre piliers.
- L'e-invoicing : correspond à l’échange de factures B2B au format structuré via des Plateformes Agréées. C’est le cœur de la réforme pour les transactions entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA.
- L'e-Reporting : concerne la transmission à l’administration fiscale de certaines données de transactions qui ne relèvent pas directement de l’e-invoicing. Cela concerne notamment les activités B2C ou certaines opérations internationales.
- Le cycle de vie des factures : permet de suivre les statuts de vos factures : reçue, rejetée, acceptée, mise à disposition, encaissée, etc. Cette logique permet une meilleure traçabilité et une gestion plus fiable des échanges.
- L'annuaire national : identifie automatiquement le point de réception officiel des factures pour chaque SIRET français. Il permet aux factures électroniques d’être acheminées vers la bonne plateforme de réception.
Le rôle de l'e-reporting dans la réforme de la facturation électronique
L’e-reporting complète la facturation électronique en couvrant les opérations qui ne peuvent pas être émises sous forme de facture électronique structurée : ventes à des particuliers, transactions avec des clients situés hors de France, ou opérations ne relevant pas du périmètre de l’e-invoicing.
Pour ces flux, certaines données doivent être transmises à l’administration fiscale afin d’assurer une visibilité continue des transactions et de fiabiliser le contrôle de la TVA.
Combiné à la facturation électronique, l’e-reporting offre ainsi une vision globale et cohérente de l’activité économique d’une entreprise.
Cela signifie qu’une entreprise qui facture principalement des particuliers peut tout de même être concernée par la réforme. Elle devra être en mesure de recevoir des factures électroniques de ses fournisseurs et de transmettre certaines données via l’e-reporting.
Pourquoi cette obligation ?
La réforme répond à plusieurs objectifs fixés par l’État dans le cadre de la modernisation des échanges interentreprises :
1. Renforcer le contrôle et la sécurisation de la TVA
En transmettant automatiquement les données de facturation à l’administration, la réforme permet de mieux détecter les incohérences et de réduire significativement la fraude à la TVA.
2. Fiabiliser et accélérer les échanges entre entreprises
Les factures structurées sont lues automatiquement par les logiciels de gestion, ce qui doit conduire à éliminer les erreurs de saisie, réduire les litiges et accélérer le recouvrement.
3. Moderniser et automatiser la gestion administrative
La réforme doit permettre de simplifier certains processus internes : moins de papier, moins de tâches manuelles, et une gestion des factures plus rapide et plus fluide.
4. Simplifier les obligations déclaratives et améliorer la vision économique
À terme, les données permettront un pré remplissage des déclarations de TVA et allégeront les démarches fiscales. La facturation électronique offrira également une lecture plus fine et plus immédiate de l’activité économique, au service du pilotage des politiques publiques.
Qui est concerné ?
Toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France sont concernées, quelle que soit leur taille : artisans, TPE, PME, ETI ou grands groupes.
La réforme s’applique à toutes les transactions entre entreprises (B2B).
Les ventes à des particuliers (B2C) ne sont pas directement visées, mais certaines données seront tout de même transmises à l’administration via le système d'e-reporting.
Chaque entreprise devra donc être capable de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026, même si elle n’émet pas encore elle-même de factures électroniques à cette date.
Quel est le rôle de l'annuaire national ?
L’annuaire national peut être compris comme le registre officiel des flux de facturation électronique.
Il définit l’adresse de réception officielle d’une entreprise pour l’ensemble du réseau français. Concrètement, chaque entreprise y déclare où elle souhaite recevoir ses factures fournisseurs. Cette adresse de réception est associée à son SIRET et permet aux Plateformes Agréées d’acheminer automatiquement les factures vers le bon destinataire. Pour les organisations plus complexes, il sera possible de définir plusieurs points d’entrée, par exemple selon les établissements, les entités ou l’organisation comptable interne.
Quel est le rôle d'une Plateforme Agréée (PA) ?
Une Plateforme Agréée, ou PA, devient le point de passage officiel des factures électroniques.
C’est l’intermédiaire autorisé qui permet aux factures électroniques de circuler entre entreprises. Elle transmet également les données d’e-reporting à l’administration fiscale et interroge l’annuaire national pour identifier le bon point de réception. Elle remplace donc l’envoi direct classique : les factures ne circulent plus simplement par e-mail ou sous forme de PDF libre, mais via une plateforme conforme.
Choisir sa Plateforme Agréée, c’est choisir par où passent officiellement ses factures, ses données de reporting et ses échanges avec l’annuaire.
Avec OpenFire, l’objectif est de connecter le terrain aux Plateformes Agréées, sans imposer de détour technique aux équipes. OpenFire reste l’outil métier dans lequel la donnée de facturation prend naissance, puis fait le lien avec la PA choisie.
> Découvrir notre article : OpenFire choisit SUPER PDP comme Plateforme Agréée
À partir de quand ?
La mise en œuvre se fera en plusieurs étapes, selon la taille des entreprises :
Etape | Entreprises concernées | Obligation |
1e septembre 2026 | Toutes les entreprises | Réception obligatoire des factures électroniques |
1e septembre 2026 | Grandes entreprises / ETI | Emission obligatoire |
1e septembre 2027 | PME, TPE, micro-entreprise | Emission obligatoire |
L’État a confirmé ce calendrier pour permettre une transition fluide et progressive. Il est donc conseillé de commencer dès maintenant à auditer ses outils, mettre à jour ses données et former ses équipes.
Comment se préparer concrètement ?
La facturation électronique demande avant tout une bonne organisation et quelques vérifications simples.
Chez OpenFire, nous abordons cette réforme avec une conviction simple : la facturation naît d’abord d’une action terrain — installation, maintenance, dépannage ou intervention client. En cela, la facturation électronique ne doit donc pas être déconnectée des outils et des équipes qui réalisent réellement le service. Le choix de la PA doit se faire au plus proche du flux métier, là où la donnée est créée : dans l’outil métier. Moins il y a de ruptures dans le flux, plus la facturation est fluide, fiable et sécurisée.
1. Vérifier son logiciel de gestion
Votre ERP doit être en mesure d’émettre des factures structurées (Factur-X, UBL, CII). Si vous utilisez un outil récent, une mise à jour suffira.
2. Identifier sa plateforme de transmission
Chaque entreprise devra s’appuyer sur une Plateforme Agréée (PA). Dans la pratique, ce choix peut être géré directement par votre logiciel de gestion, lorsqu’il intègre déjà une solution conforme.
OpenFire a fait le choix d’intégrer SUPER PDP comme PA partenaire afin de proposer une connexion native et un parcours simplifié pour ses utilisateurs.
3. Mettre à jour ses données administratives
SIREN, SIRET, n° de TVA intracommunautaire, pays, mode de paiement. Une base propre évite les rejets.
Il est également recommandé de vérifier les contacts fournisseurs, les adresses e-mail de réception et les données des clients B2B.
4. Sensibiliser vos équipes
Compréhension des formats, nouveaux processus, circuits de validation : l’accompagnement interne est déterminant. Les équipes devront aussi comprendre où seront reçues les factures fournisseurs, comment suivre leur statut et comment éviter les ruptures entre les outils métier, la comptabilité et les plateformes.
Checklist : bien se préparer à la facturation électronique
Avec OpenFire, vous serez accompagné sur chacune des étapes clés :
-
Vérifiez la compatibilité de votre ERP
>> OpenFire saura émettre vos factures aux formats officiels - Assurez-vous que votre logiciel de gestion intègre une Plateforme Agréée (PA) conforme
>> OpenFire sera interconnecté à la PA SUPER PDP pour garantir une transmission conforme. -
Mettez à jour toutes vos données légales
>> OpenFire gère les données complètes attendues sur les factures -
Définissez un circuit interne de validation
>> OpenFire intégrera vos règles de validation pour les factures entrantes et sortantes -
Informez et rassurez vos collaborateurs
>> OpenFire centralise les flux et réduit les manipulations manuelles -
Planifiez votre transition 2025-2026
>> OpenFire sera conforme aux obligations d’e-invoicing et d’e-reporting, et vous guidera durant toute la mise en œuvre.
Le calendrier de déploiement OpenFire prévoit une préparation progressive : mise à jour des données dès maintenant, enregistrement et synchronisation avec l’annuaire à partir de l’été 2026, puis accompagnement post-déploiement et évolutions en 2027.
En conclusion
La facturation électronique représente un tournant majeur pour les entreprises françaises. Au-delà de l’obligation légale, elle apporte des bénéfices concrets : moins d’erreurs, une meilleure traçabilité, un gain de temps réel et une gestion automatisée de la TVA.
Chez OpenFire, nous faisons évoluer notre solution pour intégrer pleinement la facturation électronique dans votre quotidien : formats structurés, e-reporting et connexion à une Plateforme Agréée directement dans votre outil.
Notre rôle est de connecter le terrain aux Plateformes Agréées, sans devenir PA nous-mêmes. OpenFire reste votre outil métier et votre opérateur de dématérialisation : il prépare et structure les données issues du terrain, puis fait le lien avec la PA choisie.
Nous avons fait le choix d’intégrer SUPER PDP comme Plateforme Agréée, actuellement en cours de déploiement, afin de vous proposer une mise en conformité simple, sans démarche complexe ni changement dans votre organisation. Cette intégration permettra notamment la gestion de l’annuaire national, l’e-invoicing, l’e-reporting, le téléchargement des factures et le suivi des statuts directement depuis OpenFire.
Notre objectif reste inchangé : vous accompagner pas à pas pour une transition fluide, sereine et totalement maîtrisée.
Pour aller plus loin :
- Comprendre le rôle des Plateformes Agréées (PA)
- E-reporting et facturation électronique
- Voir comment préparer votre entreprise en 5 étapes concrètes
- OpenFire choisit SUPER PDP comme Plateforme Agréée
Non. Seules les factures émises dans un format structuré (Factur-X, UBL, CII) et transmises via une plateforme agréée seront reconnues comme conformes.
Oui !
Même si les ventes B2C ne relèvent pas de la facturation électronique, vous devrez :
- recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs dès septembre 2026,
- et transmettre certaines données de vos ventes via l’e-reporting.
Vous n’émettrez pas de factures électroniques pour les particuliers, mais vous êtes bien concerné par la réforme.
Pas forcément. La plupart des éditeurs d’ERP, dont OpenFire, travaillent déjà à la mise en conformité. Dans bien des cas, une simple mise à jour suffira.
Les sanctions ne sont pas encore précisées, mais le risque principal est opérationnel : factures rejetées, retards de paiement, ou perte de traçabilité. L’État prévoit cependant une phase d’adaptation avant d’appliquer toute pénalité.
Non. OpenFire ne devient pas directement Plateforme Agréée. La PA est un métier à part entière.
Le rôle d’OpenFire est de rester au plus proche du terrain : préparer et structurer les données de facturation, puis faire le lien avec la PA choisie.
Oui. La réforme repose sur un principe d’interopérabilité. OpenFire privilégie une approche ouverte : vous devez pouvoir choisir, changer ou faire évoluer votre PA sans remettre en cause votre logiciel métier.
Les données prioritaires sont les SIREN/SIRET, les numéros de TVA intracommunautaire, les pays d’établissement, les modes de paiement, les contacts fournisseurs, les adresses e-mail de réception et les données clients B2B.
Une base propre limitera les rejets et facilitera l’identification sur l’annuaire national.

